Je suis idéaliste. Je ne peux vivre à l’aise dans un environnement déséquilibré, plein de problèmes, qui s’enfance chaque jour dans l’obscurité sans qu’aucun signe de lumière à l’horizon.
Quand j’été plus jeune, je n’aurais jamais imaginer vivre des situations comme celles par lesquelles je suis passé ces dernières années. Vivant dans une petite ville Hammamet, certes son statut touristique était déjà répandu, mais pas autant « exploitée » qu’aujourd’hui. Tout le monde se connaît, une ville paisible sans problèmes, la majorité de la population sont des commerçants ou des agriculteurs. La bonne ambiance et le respect régnaient.
Toute ma génération et ceux qui nous ont précédés nous avons grandis ainsi, dans le respect de l’autre.
a ne date pas des années 30 ce que je raconte, ça ne date que de 10 ans plus tôt. Le déclin a commencé à cette période, quelques années ont suffis pour transformer la génération suivante en « génération de la consommation », tout ce qui compte c’est l’argent, la voiture, le scooter, le maquillage, les bijoux, la mode : clochard pour les garçons, serré et court pour les filles.
Le langage ! La seule chose qui me pousse encore à préférer vivre à Hammamet, c’est que le langage en famille reste correct, pour l’instant, pour la génération actuelle. A Tunis, aucun respect, ni du jeune envers l’âgé, ni de l’âgé envers le jeune.
J’arrête ma nostalgie du passé, j’essais de penser aux causes. A mon avis, il y’en a deux : premièrement, le tourisme et le divertissement, c’est vrai que c’est une cause, de se mélanger avec d’autres cultures plus « libérées » et l’argent qui coule dans les mains des enfants quand leurs parents les gâtent, puisque ces derniers font plus de bénéfices que les anciennes activités artisanales. Mais à mon avis, ce n’est pas la cause principale, le tourisme bien que ce soit plus présent, a toujours existé et n’a jamais influencé les générations précédentes.
Je passe donc à la seconde cause : les femmes. Vous me direz pourquoi pas les hommes ? Parce que les hommes ont toujours étaient un problème, donc ce n’est pas à cause d’eux que ça bascule donc. Je m’explique. Depuis toujours, c’est la mère qui éduque les enfants, c’est elle qui passe 24 heures 7 jours sur 7 durant plusieurs années à leur apprendre TOUT, marcher, parler, manger, lire, écrire, s’asseoir, se laver, crier, se battre, pleurer, faire ses devoirs, se lever de bonne heure, dormir à la bonne heure, et je ne pourrais jamais énumérer tout ce que nos mères nous apprennent. Et le père dans tout ça ? Il apporte de l’argent, essai de jouer un peu avec les enfants, mais pas trop, parce que son vrai rôle dans la famille c’est la répression en cas de besoin. C’est la mère qui menace l’enfant par son père quand ce dernier est hors de la maison, et l’enfant n’écoute rien bien sûr, dès que le père rentre, la mère lui raconte et lui demande de corriger l’enfant. Le père fait bien sûr son rôle, mais c’est la mère qui intervient pour le stopper en cas d’excès. Les jeunes d’entre vous ne connaissent sûrement pas ce genre de scènes, mais les moins jeunes se rappellent sûrement, et c’est ce qui a construit notre personnalité. Bien sûr, dans la foulée, le père n’est jamais aimé autant que la mère, mais il est quand même respecté, un vrai respect quand l’enfant grandi et la peur s’évapore.
a c’est ma génération et celles qui m’ont précédé. Maintenant, la mère travaille, elle s’occupe beaucoup moins des enfants : c’est à la maternelle, école, rue, fréquentations diverses que l’enfant apprend TOUT. Bien sûr que ces endroits existaient en mon temps, mais ça n’avait pas autant d’influence. Le simple fait de savoir que nous étions encadrés par nos parents, suffisant à nous éloigner de tout ce qui est nuisible. Maintenant, la surveillance n’est plus la même, chacun compte sur l’autre pour éduquer et au final personne ne donne le plus qui permet d’évoluer, chacun travaille pour l’argent, et ne fait rien sans contre partie, si seulement la qualité est au rendez-vous ! C’est toujours en dessous du niveau requis.
De nos jours, quand je rencontre mes anciens copains d’école ou lycée, aucun ne dit un mot grossier, et nos discussions durent des heures, que du correct et nous arrivons à rire et à parler de tout. Vous me direz, ce sont des gens « high », non c’est des personnes bien éduqués, il y a ceux qui ont terminé leurs études médecin, pharmacien, architecte, ingénieur (moi), comptable… et ceux qui n’ont pas terminé chômeur, agriculteur, pêcheur… Nous sommes ensemble, nous discutons de tout et de rien, ce n’est pas le même niveau intellectuel, mais c’est la même éducation, le même respect, la même école, des familles semblables mais hélas sans les mêmes moyens financiers pour tous.
Quand je fais une comparaison d’une telle discussion d’un tel groupe, avec n’importe quelle discussion à Tunis de n’importe quel groupe, où dans aucune suite de deux phrases consécutives « les mots du dessous de la ceinture » ne peuvent êtres évités, ça me désole.
Pour terminer cette première note sur le sujet, je n’ai qu’un message pour résumer : mères, éduquez vos enfants sur le respect de l’autre. Ce n’est pas le rôle du père, il n’a jamais été doué pour ça et il ne le sera jamais, c’est la mère qui est la plus proche et qui peut faire la différence. L’argent pour la famille c’est le rôle du père, qu’il se débrouille, un plus de la mère est appréciable, mais si c’est pour acheter le maquillage et les fringues à la mode, prière de ne pas le faire sur le compte de l’équilibre de la société. A suivre…
Merci maman.
PS1: ce post je l'ai écris en réffléchissant à beaucoup de trucs, doncpeut être que les idées ne sont pas claires ou ordonnées, celui qui ne comprend pas un truc, euuhh, et benqu'il relit :)
PS2: je n'ai rien contre l'évolution de la place de la femme dans la société, mais je pense que la femme a toujours été au pouvoir à travers son mari ou leurs enfants. (æÑÇÁ ßá ÑÌá ÚÙíã ÅãÑÃÉ)
Quand j’été plus jeune, je n’aurais jamais imaginer vivre des situations comme celles par lesquelles je suis passé ces dernières années. Vivant dans une petite ville Hammamet, certes son statut touristique était déjà répandu, mais pas autant « exploitée » qu’aujourd’hui. Tout le monde se connaît, une ville paisible sans problèmes, la majorité de la population sont des commerçants ou des agriculteurs. La bonne ambiance et le respect régnaient.
Toute ma génération et ceux qui nous ont précédés nous avons grandis ainsi, dans le respect de l’autre.
a ne date pas des années 30 ce que je raconte, ça ne date que de 10 ans plus tôt. Le déclin a commencé à cette période, quelques années ont suffis pour transformer la génération suivante en « génération de la consommation », tout ce qui compte c’est l’argent, la voiture, le scooter, le maquillage, les bijoux, la mode : clochard pour les garçons, serré et court pour les filles.
Le langage ! La seule chose qui me pousse encore à préférer vivre à Hammamet, c’est que le langage en famille reste correct, pour l’instant, pour la génération actuelle. A Tunis, aucun respect, ni du jeune envers l’âgé, ni de l’âgé envers le jeune.
J’arrête ma nostalgie du passé, j’essais de penser aux causes. A mon avis, il y’en a deux : premièrement, le tourisme et le divertissement, c’est vrai que c’est une cause, de se mélanger avec d’autres cultures plus « libérées » et l’argent qui coule dans les mains des enfants quand leurs parents les gâtent, puisque ces derniers font plus de bénéfices que les anciennes activités artisanales. Mais à mon avis, ce n’est pas la cause principale, le tourisme bien que ce soit plus présent, a toujours existé et n’a jamais influencé les générations précédentes.
Je passe donc à la seconde cause : les femmes. Vous me direz pourquoi pas les hommes ? Parce que les hommes ont toujours étaient un problème, donc ce n’est pas à cause d’eux que ça bascule donc. Je m’explique. Depuis toujours, c’est la mère qui éduque les enfants, c’est elle qui passe 24 heures 7 jours sur 7 durant plusieurs années à leur apprendre TOUT, marcher, parler, manger, lire, écrire, s’asseoir, se laver, crier, se battre, pleurer, faire ses devoirs, se lever de bonne heure, dormir à la bonne heure, et je ne pourrais jamais énumérer tout ce que nos mères nous apprennent. Et le père dans tout ça ? Il apporte de l’argent, essai de jouer un peu avec les enfants, mais pas trop, parce que son vrai rôle dans la famille c’est la répression en cas de besoin. C’est la mère qui menace l’enfant par son père quand ce dernier est hors de la maison, et l’enfant n’écoute rien bien sûr, dès que le père rentre, la mère lui raconte et lui demande de corriger l’enfant. Le père fait bien sûr son rôle, mais c’est la mère qui intervient pour le stopper en cas d’excès. Les jeunes d’entre vous ne connaissent sûrement pas ce genre de scènes, mais les moins jeunes se rappellent sûrement, et c’est ce qui a construit notre personnalité. Bien sûr, dans la foulée, le père n’est jamais aimé autant que la mère, mais il est quand même respecté, un vrai respect quand l’enfant grandi et la peur s’évapore.
a c’est ma génération et celles qui m’ont précédé. Maintenant, la mère travaille, elle s’occupe beaucoup moins des enfants : c’est à la maternelle, école, rue, fréquentations diverses que l’enfant apprend TOUT. Bien sûr que ces endroits existaient en mon temps, mais ça n’avait pas autant d’influence. Le simple fait de savoir que nous étions encadrés par nos parents, suffisant à nous éloigner de tout ce qui est nuisible. Maintenant, la surveillance n’est plus la même, chacun compte sur l’autre pour éduquer et au final personne ne donne le plus qui permet d’évoluer, chacun travaille pour l’argent, et ne fait rien sans contre partie, si seulement la qualité est au rendez-vous ! C’est toujours en dessous du niveau requis.
De nos jours, quand je rencontre mes anciens copains d’école ou lycée, aucun ne dit un mot grossier, et nos discussions durent des heures, que du correct et nous arrivons à rire et à parler de tout. Vous me direz, ce sont des gens « high », non c’est des personnes bien éduqués, il y a ceux qui ont terminé leurs études médecin, pharmacien, architecte, ingénieur (moi), comptable… et ceux qui n’ont pas terminé chômeur, agriculteur, pêcheur… Nous sommes ensemble, nous discutons de tout et de rien, ce n’est pas le même niveau intellectuel, mais c’est la même éducation, le même respect, la même école, des familles semblables mais hélas sans les mêmes moyens financiers pour tous.
Quand je fais une comparaison d’une telle discussion d’un tel groupe, avec n’importe quelle discussion à Tunis de n’importe quel groupe, où dans aucune suite de deux phrases consécutives « les mots du dessous de la ceinture » ne peuvent êtres évités, ça me désole.
Pour terminer cette première note sur le sujet, je n’ai qu’un message pour résumer : mères, éduquez vos enfants sur le respect de l’autre. Ce n’est pas le rôle du père, il n’a jamais été doué pour ça et il ne le sera jamais, c’est la mère qui est la plus proche et qui peut faire la différence. L’argent pour la famille c’est le rôle du père, qu’il se débrouille, un plus de la mère est appréciable, mais si c’est pour acheter le maquillage et les fringues à la mode, prière de ne pas le faire sur le compte de l’équilibre de la société. A suivre…
"ÇáÔÚæÈ ÃÎáÇÞ ÞÅä åã ÐåÈÊ ÃÎáÇÞåã ÐåÈæÇ"
Merci maman.
PS1: ce post je l'ai écris en réffléchissant à beaucoup de trucs, doncpeut être que les idées ne sont pas claires ou ordonnées, celui qui ne comprend pas un truc, euuhh, et benqu'il relit :)
PS2: je n'ai rien contre l'évolution de la place de la femme dans la société, mais je pense que la femme a toujours été au pouvoir à travers son mari ou leurs enfants. (æÑÇÁ ßá ÑÌá ÚÙíã ÅãÑÃÉ)

Commentaires
Nahla le 21/03/2007 à 13:52:57je suis convaincu de cause que vous avez bien développé \\\"les femmes\\\" . Mais après avoir lu ce petit texte, j\\\'ai resté quelques minutes pour reflechir sur un question : quelle sera dans ce cas la solution? Est ce qu\\\'il faut revenir en arrière, si c\\\'est possible, et prisonnier les femmes dans leurs foyers? je pense que cela n\\\'est plus possible.j\\\'ai une solution plus realiste et plus convaincante. Il faut que l\\\'homme change d\\\'esprit. Il faut développer l\\\'ésprit \\\"tout est responsable dans la famille\\\". Chacun doit participer. IL faut dévolopper un ésprit de domocratie dans la famille : même le plus petit enfant doit avoir un point de vue qu\\\'il faut respecter, et qu\\\'il doit apprendre à écouter les autre. Le plus agé de la famille doit accepter qu\\\'il se trompe parfois et ainsi de suite.Il faut penser aussi à donner plus d\\\'éspace à l\\\'Islem, il doit être la base de nos convictions, car maintenant je pense, dans tout les pays arabe, il y a deux catégories d\\\'ésprit ou des gens: ce que refuse tout ce que provient de l\\\'autre ou bien ce que refuse tout ce que provient de notre culture. Il faut s\\\'éfforcer à trouver un équilibre pour pouvoir continuer et avancer dans un monde plein de désequilibre.